Depuis le 28 juin 2025, l'accessibilité numérique n'est plus une bonne pratique optionnelle : c'est une obligation légale pour une large partie des entreprises belges. En 2026, cette obligation devient concrète pour beaucoup de PME : sites e-commerce, services bancaires en ligne et plateformes numériques grand public doivent répondre à des critères précis, sous peine de sanctions qui peuvent grimper jusqu'à 200 000 euros.
1. Qui est concerné, et qui ne l'est pas encore
La directive européenne sur l'accessibilité (European Accessibility Act), transposée en droit belge, s'applique aux sites internet et applications mobiles, aux terminaux en libre-service ou de paiement, ainsi qu'aux systèmes d'identification, dès qu'ils s'adressent aux consommateurs. Le commerce électronique et les services bancaires en ligne sont explicitement visés. Les micro-entreprises, moins de dix employés et un chiffre d'affaires ou un bilan inférieur à deux millions d'euros, bénéficient d'un délai supplémentaire jusqu'au 28 juin 2030. Toutes les autres entreprises concernées doivent déjà s'y conformer.
2. Ce que la loi exige concrètement
Un site conforme doit être perceptible, utilisable, compréhensible et robuste pour les personnes en situation de handicap visuel, auditif ou moteur. En pratique : des textes lisibles par les lecteurs d'écran, des alternatives aux visuels comme les graphiques ou schémas, une navigation possible au clavier, des formulaires clairement structurés. L'entreprise doit aussi publier une déclaration d'accessibilité précisant le niveau de conformité, les points non conformes et un moyen de signaler un problème. Le SPF Économie a publié des guidelines dédiées aux services de commerce électronique, avec des exemples concrets de bonnes et de mauvaises pratiques.
3. Des sanctions qui ne sont plus symboliques
En cas de non-respect, des sanctions administratives sont prévues. Elles peuvent atteindre 200 000 euros ou 6 % du chiffre d'affaires annuel pour les infractions les plus graves. Pour le commerce électronique et les services bancaires aux consommateurs, c'est l'Inspection économique du SPF Économie qui contrôle le respect de ces obligations, sur plainte ou de sa propre initiative.
4. Une mise en conformité qui se planifie
Un audit d'accessibilité complet demande du temps : revue du code, des contenus, des parcours utilisateurs. Mieux vaut le prévoir dans une feuille de route que le découvrir lors d'un contrôle. Les entreprises qui refondent leur site en 2026 ont intérêt à intégrer ces critères dès la conception plutôt qu'en correctif après coup, ce qui coûte toujours plus cher et prend toujours plus de temps.
Le regard IA, l'humain d'abord
Un outil IA peut scanner automatiquement un site, repérer des contrastes insuffisants, générer des textes alternatifs pour des centaines d'images, ou signaler des balises manquantes en quelques minutes. Mais l'accessibilité réelle se vérifie aussi à la main : navigation au clavier, cohérence des parcours, compréhension réelle du contenu par un lecteur d'écran. Décider des priorités et valider la conformité restent des choix d'expert. Notre posture : l'IA exécute, l'expertise décide et veille.
À faire cette semaine
Vérifiez si votre site publie une déclaration d'accessibilité. Si ce n'est pas le cas et que votre entreprise dépasse le seuil des micro-entreprises, c'est le signal qu'un audit s'impose.
Avec Vistalaro Build, nous développons des sites et applications conformes aux standards d'accessibilité dès la conception, sur WordPress comme en développement sur mesure. Avec Vistalaro Pilot, nous aidons à prioriser cette mise en conformité dans votre feuille de route marketing et technique.
Votre site est-il prêt pour ces nouvelles règles ?
On l'audite avec vous, sans jargon, et on identifie les priorités.
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